Marie-Ange Gonzales in Deutschland / Blog 2
14. November 2012
Emotions essences de vie tome I / Pensées et réflexions
Mme Caméléon
Sie ist alle Tage da, was diese alte Erde drehen läßt,
in schwarzen Straßen wie lange Flure.
Sie geht, geschrumpft in einem alten Mantel, im Regen zitternd...
Sie ist auch ein dummer Tölpel, ein versklavter Angestellter der
opportunistischen Händler...
Ich habe sie gesehen, öfter als ich mochte,
silberne Burgfräulein und Schildknappe,
arrogant und unbeschwert am Steuer des Wagens des Jahres
in die schmerzhafte Straßen von Manilla...
Sie ist überall wo die Augen fallen,
Sie ist überall wo die Menschen wohnen,
offene Wunde des Planeten;
In der Gestalt einer brasilianische Schönheit
mit warmen Rundungen aber im Herzen trocken.
An der Spitze eines Landes, dessen Weite der Doppelzüngigkeit gleicht ;
In der kollektiven Errinerungen hat den Wahnsinn eines Mannes angeheizt,
der sogar die Seinen ausrottete.
Elend ist ihr Name, ihre Formen sind vielfältig...
Leider wohnt sie auch in meiner Straße, altersschwach am Boden einer Schachtel,
müde, hungrig, ewige Bettlerin der Toleranz und Liebe.
Sie ist jeden Tag vor unseren Augen, Wunde einer Gesellschaft,
die den Sinn des Wortes Menschheit
Übersetzung von Joelle Diehl-Lagae
Elle est là tous les jours que cette vieille terre fait tourner,
dans les rues noires qui s'étirent tels de longs couloirs.
Elle va, ratatinée dans un vieux manteau, grelottant sous la pluie...
Elle est aussi grand escogriffe hébété, esclave commis de
l'opportuniste commerçant...
je l'ai vu plus souvent que je ne voudrais, argentés
damoiselles et damoiseaux, conduisant insouciants et
arrogants la voiture de l'année, dans les rues
douloureuses de Manille...
elle est partout où vivent les humains,
plaie ouverte de la planète;
Sous les traits d'une beauté brésilienne aux rondeurs
chaleureuses mais sèche de cœur.
A la tête d'un pays dont l'immensité égale la duplicité;
Dans la mémoire collective, elle a alimenté la folie d'un
homme exterminant jusqu'aux siens...
Misère est son nom, ses formes sont nombreuses.
Hélas ! Elle vit aussi dans ma rue,
décrépite au fond d'un carton,
fatiguée, affamée, mendiante éternelle de tolérance et
d'amour.
Elle est chaque jour sous nos yeux, plaie d'une
société qui a oublié le sens du mot Humanité...
Lunessences
27/01/2005